Un bout d'goudda, un gout d'Boudha
Par Younn le vendredi 21 mai 2010, 15:26 - Chine - Lien permanent
Comme on commencait a se sentir devenir des vieux piliers de bar a la gargotte a ravioles d'en bas de chez Franck (notre hote), nous sommes alles voir la grande muraille.


Aah la grande muraille de Chine... Qu'elle est belle ! Qu'elle zigzague bien sur les cretes des collines, qu'elle essaime bien ses tourelles de garde le long de ses meandres fous, qu'elle monte, qu'elle descend !
Comme on est des gros oufs, on a campe sur une tourelle avec notre nouvelle tente Quechua T2 achetee au Decathlon de Pekin alors que meme que c'etait interdit ! Coucher de soleil en amoureux, et rando de 10 kilometres entre 5 et 9 heures du matin le lendemain.

10 kilometres et ne me demandez pas combien de marches, nos mollets seuls s'en souviennent. On imagine tres bien Qianlong ou je ne sais quel empereur venir voir le site entre deux parties de majjhong et dire a ses architectes : " Vous me faites passer ca la, la et la" avant de repartir a Chengde pour y siroter de l'alcool de riz au milieu de son parc des 72 paysages bucoliques de la flexuosite des nuages poudreux, ou de son pavillon de la contemplation de l'imperial nombril. Pendant ce temps, les architectes, eux, devaient construire un mur inutile qui passe par les cretes de toutes les montagnes alentour. J'aurai bien aime voir une armee parader la dessus tiens ! Ca devait etre marrant de les voir tout en armes grimper des marches de 70cm de haut en faisant style que ca fait meme pas mal !
Enfin ! Apres cette petite rando on a passe une nuit a Chengde, ou on a visite le palais d'ete 2... Oui par ce que celui de Pekin il etait bien mais il y faisait trop chaud alors en fait l'ete la cour allait a Chengde. -HOP, petite photo !-

Et puis on est revenus chez Frank soutenir le bar du ravioliste qui etait bien content de nous revoir !
Pekin est une ville fascinante a bien des aspects. Par exemple elle abrite le 798 district, ancien quartier industriel ou s'entassent galleries d'art internationales, ateliers d'artistes, librairies sans fond, salons de mode, bureaux de design et de graphisme et ouvriers qui bossent dans les quelques usines encore en activite, un peu blases de voir toute cette jeunesse branchee s'habiller n'importe comment et detourner l'iconographie maoiste avec tant de desinvolture.




Ah oui, le fabuleux jeu de mots du titre n'est evidement pas de moi, on le doit a un cerveau de genie, genre Clement Thiry, Joal Grange voire Ismael Maudet.


...
Ils en prennent plein la vue a Angkor...
Commentaires
J'ai un peu suivi le blog quand j'étais en Chine et je me demandais si on aurait pu se croiser. Eh ben à une semaine près on aurait pu, c'est con!
Je vous envie un peu à mort d'avoir dormi sur la Grande muraille et de prévoir de faire la Chine à vélo. Je... argh. Profitez-en bien, c'est un vrai bonheur de cycliste (du moins à Pékin).
En attendant mangez-vous un gros 煎饼 (jianbing) au petit déj à ma santé, bon appétit!
Excellent petit reportage !
(et bon jeu de mots !)
Oh la vache, Younn, tu causes riche ! 'la fluxuosité des nuages poudreux', ça jette un max ... mais flexuosité ou fluxuosité ? et des nuages poudreux ou des poudres nuageuses ? Fais gaffe, c'est pas pareil ...
C'est marrant , en fait, je ne regarde pratiquemment jamais qui écrit l'article. Mais en lisant, on peut dire de qui cela vient ... :-)
Déchire le coup du camping en se prenant pour l'empereur ! Bien joué.